[Avis] Premier de cordée, de Roger-Frison Roche

120bc52ee49b40bcb4d13c55ef9c4a0940d-d5b0lmmTitre : Premier de cordée
Auteur : Roger Frison-Roche
Date de parution : 1942
Éditions Le Livre de Poche, 315 pages.

Premier roman de Frison-Roche, celui-ci l’écrit en 1938 à Alger alors qu’il y exerce le métier de journaliste. Il connait un succès immédiat. Ce roman est suivi de deux autres oeuvres prenant place au sein de la Compagnie des guides de Chamonix (La Grande crevasse et Retour  à la montagne). Plus tard, Roger-Frison Roche signe trois romans dont l’action se situe dans le Sahara, puis d’autres livres sur ses expéditions en Laponie et dans le Grand Nord Canadien. Il a été le premier non-chamoniard à entrer à la Compagnie des guides.
Le personnage de Joseph Ravanat “le Rouge” fait référence à Joseph Ravanel, guide qui a choisi Frison-Roche comme porteur pour l’ascension du Mont-Blanc en 1925.

Résumé : Pierre Servettaz est fils de guide, excellent grimpeur, prédestiné à suivre les traces de son père. Pourtant, celui-ci refuse que son fils prenne tant de risque et l’oriente vers un métier d’hôtelier. Mais Pierre est passionné, et les épreuves qu’il traverse l’entraînent inévitablement vers la montagne.

La montagne, ça vous gagne

Je suis attirée par la montagne depuis toujours. Peut-être que mes origines savoyardes bouillonnent mais je regrette énormément, après avoir lu ce roman, de ne pas avoir vécu dans la vallée de Chamonix, entourée par un environnement de rêve. Je sais aussi que c’est une vie dure et que la montagne pardonne rarement, ce roman est plein d’exemples. L’ambiance montagnarde est retranscrite parfaitement, la mentalité des gens également (rien qu’à la description de la fondue j’en avais l’eau à la bouche) J’ai retrouvé avec plaisir plein de petits détails de la vie qui me manquent, qui me donnent envie d’aller grimper, de partir en randonnée… même si je suis trop peureuse pour m’attaquer à l’alpinisme et à l’Aiguille Verte par la face nord ! Le roman se lit vite, il est prenant, on a toujours envie d’aller plus loin, de suivre cette petite équipe dans d’autres courses. Pierre, Boule, Paul, Fernand, Georges à la Clarisse, leur solidarité et leur force ne peut que susciter l’admiration, sans oublier les époustouflantes descriptions. La descente des Drus en plein orage est un passage palpitant, je me suis prise à avoir le vertige lors de l’ascension de l’Aiguille Verte… Il n’y a aucune difficulté à s’imaginer le paysage gigantesque qui s’offre aux alpinistes au sommet.

La force de la volonté

Le roman s’achève sur un beau message d’espoir. Rien n’est impossible lorsqu’on a la volonté d’accomplir son but, Pierre nous le prouve au fil des pages. On s’attend à la fin mais ce n’est pas pour le dénouement que l’on va au bout, c’est pour cette ambiance spéciale, pour ses courses vertigineuses que j’ai déjà décrit au paragraphe précédent. J’ai beaucoup d’admiration pour les montagnards, les guides de haute-montagne donnent véritablement leur vie pour les clients qu’ils ont juré de ramener sains et saufs, sans oublier les familles qui attendent longuement leurs proches aux prises avec une force qui les dépasse infiniment mais qui les passionne tout autant.

Besoin de motivation pour passer le cap et appeler un guide qui vous amènera au sommet du Mont-Blanc ? Lisez Premier de cordée, vous ferez votre sac dès la dernière page tournée !

5pts

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